lundi 21 septembre 2009

Les essences de bois...


Le 30 septembre se tiendra au Musée des Maitres et Artisans du Québec une formation de la SMQ intitulée "Reconnaître les essences de bois qui composent les objets de collection".
J'aime bien ces formations d'une journée de la SMQ. J'avais participé en octobre 2007 à la formation sur la conservation des photographies et des négatifs et j'avais vraiment apprécié l'exercice, notamment les "petits trucs" que les restaurateurs responsables de la formation avaient pu nous montrer (test de détection, exercices photographiques, manipulation d'artefacts peu courants).

Quand on sort du DEC de muséologie, ces formations servent certes plus à rafraîchir la mémoire qu'à découvrir des choses complètement nouvelles. En effet, en cours de conservation des biens organiques, on aborde les essences de bois et on apprend à les reconnaitre. Mais le temps consacré à la pratique effective de cet exercice étant ce qu'il est, il m'a semblé bon d'aller voir de quoi il en retournait. Le catalogage est une discipline exigeante et être au point sur ce genre de détails peut faire la différence.

Il est de surcroît toujours intéressant de rencontrer les professionnels qui animent ces formations et c'est l'occasion de recroiser d'autres technicien(ne)s pas vu(e)s depuis quelques temps...

Un bilan de cette formation sur ce blog début octobre...

mercredi 9 septembre 2009

Tohu-Bohu

En juillet, j'ai travaillé pour la première fois pour la Tohu, la Cité des Arts du Cirque. Je n'y étais jamais allée et c'est bien dommage : rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil. Moi qui suis assez friande d'architecture contemporaine, je n'ai pas été déçue...



J'ai été appelée pour dépanner au pied levé une technicienne qui s'était blessée. Il s'agissait d'une journée de montage : aider l'artiste, Lynda Baril, à installer son exposition Le coeur rouille... dans l'espace SSQ, qui accueille des expositions temporaires dans le hall d'entrée de la Tohu.

La mission principale était de peindre, sur deux murs de l'espace, soit 100 pieds de long, une bande rouge, sur laquelle l'artiste appliquerait un vinyle blanc représentant le tracé d'un électro-cardiogramme. Il a fallu tout d'abord, avec l'aide de la chargée de programmation, tirer les lignes qui délimitaient la bande:




Puis "peindre" directement sur le mur fraîchement repeint en blanc la bande rouge. L'artiste avait apporté un pigment rouge qui se mélangeait à l'eau. Une fois la couleur prête, il a fallu l'appliquer à la main, ce qui a permis de lui donner un aspect irrégulier, très organique.

Mine de rien, cela m'a pris cinq bonnes heures mais le résultat était vraiment satisfaisant.

Et voilà !


En août, la Tohu m'a rappelée pour prendre en charge, avec la technicienne habituelle et deux autres techniciennes à contrat, la rotation de l'exposition permanente. Démontage, emballage des oeuvres vers leur lieu de mise en réserve, montage de la nouvelle exposition. Vous pouvez maintenant l'admirer dans les nouvelles coursives toutes rouges de la Tohu !